Ateliers pratiques d’IRM en pathologie pelvienne et mammaire

Session 2021 :

 

IRM EN PATHOLOGIE PELVIENNE ET MAMMAIRE

Dates de l'étape présentielle (2 jours 1/2) : du JEUDI 18 au SAMEDI 20 NOVEMBRE 2021
Dates du programme : du 21/10/21 au 20/01/22 (pré-test et post-test inclus)

 

 

Possibilités d'inscriptions séparées :

IRM EN PATHOLOGIE PELVIENNE
Date étape présentielle (1 jour) : JEUDI 18 NOVEMBRE 2021
Dates du programme : du 21/10/21 au 20/01/22 (pré-test et post-test inclus)


IRM EN PATHOLOGIE MAMMAIRE
Date étape présentielle (1 jour 1/2) : du VENDREDI 19 au SAMEDI 20 NOVEMBRE 2021
Dates du programme : du 21/10/21 au 20/01/22 (pré-test et post-test inclus)

 

Contexte de l'action :

Cette formation en inter est destinée à des médecins radiologues quel que soit leur mode d'exercice.

Une fois présentée les conditions de réalisation d'une IRM pelvienne en fonction de la pathologie recherchée, le programme portera sur le bilan d'extension des cancers de l'utérus, la caractérisation d'une masse ovarienne et le rôle de l'IRM dans le diagnostic et le bilan d'extension de l'endométriose.

En pathologie mammaire, les impératifs techniques et la réalisation pratique de l'examen IRM seront précisés, avant que ne soient abordés le sein normal, les variantes anatomiques, les images pièges et artéfacts, la sémiologie en pathologie bénigne et maligne, les prothèses. Les performances de l'IRM dans le diagnostic des maladies du sein aujourd'hui et les indications de l'IRM mammaire en 2021 termineront la session.

Ces thèmes seront repris lors des ateliers pratiques avec participation interactive des médecins et de l'enseignant et selon les recommandations de la Haute Autorité de Santé.

Les enseignements se font sur des consoles avec manipulation guidée pour l'analyse morphologique puis dynamique des signaux sur des cas cliniques avec imagerie médicale complète (mammo, écho, IRM) ainsi qu'une preuve histologique quand cela est indiqué, mais également sur négatoscopes avec présentation de cas cliniques documentés. 

 

Présentation :

Ce programme se déroule essentiellement en formation présentielle. Certaines étapes sont effectuées à distance (étapes d'analyse des pratiques et évaluation des acquisitions). Il comporte 3 étapes à valider en 4  mois maximum :

Etape 1 : Pré-test (à distance) :

  • Analyse des pratiques professionnelles sous la forme d'un questionnaire théorique et d'une analyse de pratique individuelle et de cas radio-cliniques pour évaluer la pratique et les connaissances des participants.

Etape 2 : Etape présentielle :

  • Cours théoriques et discussions sur les différentes thématiques pour actualiser et perfectionner les connaissances
  • Ateliers pratiques sur consoles avec manipulation guidée et échanges interactifs au cours de mises en situation clinique (cas cliniques avec imagerie médicale complète : mammo, écho, IRM et preuve histologique) et présentation de cas cliniques documentés pour améliorer les compétences et les pratiques.

Etape 3 : Post-test (à distance) :

  • Evaluation des apprentissages et de leur intégration dans la pratique professionnelle sous forme d'un questionnaire théorique, d'une analyse de pratique individuelle et de résolution de cas radio-cliniques.
  • Evaluation de la formation sous forme d'un questionnaire de satisfaction
  • Restitution aux participants

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Objectifs :

Objectifs généraux :

  • Actualiser et/ou renforcer les connaissances et compétences des participants sur l'exploration du pelvis et du sein en IRM.
  • Adapter sa pratique professionnelle aux enjeux des bonnes pratiques actualisées dans l'exploration du pelvis et du sein en IRM.
  • Favoriser l'analyse et les échanges entre participants autour des bonnes pratiques professionnelles en 2021 sur les indications, la technique et l'interprétation des IRM pelvienne et mammaire.
  • Identifier les écarts entre sa propre pratique et les recommandations des sociétés savantes actualisées en 2021 dans les explorations par IRM du pelvis et du sein.
  • Identifier des pistes d'amélioration pour permettre la prise en charge la plus efficiente du patient tant sur le plan de la qualité diagnostique que sur celui de l'intégration dans le cadre d'économie de santé et de recommandations (HAS).

Objectifs opérationnels :

En IRM pelvienne :

  • Connaitre la radio-anatomie pelvienne en IRM en citant les éléments anatomiques normaux et anormaux.
  • Citer les séquences en IRM adaptées à l'exploration du pelvis.
  • Adapter le protocole d'exploration en IRM pelvienne en fonction de la pathologie suspectée.
  • Reconnaitre en IRM les pathologies bénignes de l'utérus et de ses annexes. Utiliser la classification FIGO des myomes utérins. Orienter la prise en charge thérapeutique et le suivi des pathologies ovariennes fonctionnelles.
  • Identifier les lésions d'endométriose profonde en IRM. Savoir faire la cartographie exhaustive d'une endométriose en IRM et rédiger un compte-rendu pertinent.
  • Dépister en IRM les pathologies malignes utérines et annexielles. Connaitre les éléments clés du bilan d'extension des tumeurs malignes devant figurer dans le compte-rendu.
  • Décrire la démarche diagnostique pour caractériser une masse pelvienne en IRM.

En IRM mammaire :

  • Connaitre les impératifs technique de l'examen IRM mammaire et sa réalisation pratique.
  • Citer les indications validées de l'IRM mammaire selon les recommandations actuelles (EUSOMA).
  • Identifier les artéfacts techniques en IRM mammaire afin de limiter les erreurs d'interprétation.
  • Interpréter une IRM du sein en utilisant le lexique BI-RADS actualisé.
  • Décrire la séméiologie des lésions bénignes et malignes du sein.
  • Discuter la conduite à tenir devant un rehaussement mammaire en IRM afin de diminuer les faux-positifs et les faux-négatifs.
  • Connaitre les aspects normaux et pathologiques des différentes prothèses mammaires en IRM.
  • Définir les performances et limites de la technique IRM au sein d'une stratégie globale diagnostique en sénologie.

Ateliers pratiques :

  • Dépister les anomalies pathologiques sur les différents examens, les décrire selon la nomenclature en vigueur.
  • Interpréter les anomalies dépistées, négativer les images bénignes ou physiologiques.
  • Conclure de manière pertinente pour orienter le parcours de soin du patient.
  • Favoriser les échanges entre participants et entre formateurs/participants.

 

Public visé / Prérequis / Effectif :

  • Public : Médecins radiologues privés ou hospitaliers
  • Prérequis :
    - Etre médecin qualifié en radiodiagnostic et imagerie médicale
    - Inscrit au Conseil de l'Ordre des médecins pour les inscriptions en DPC uniquement
  • Effectif maximum : 30 personnes

 

Déroulé pédagogique :

Etape 1 : Non présentielle (en ligne sur le site Imaios) :

Pré-test : 1h00 / Questionnaires + Cas cliniques

  • Questionnaire théorique ( 20 QCM)
  • Questionnaire d’évaluation des pratiques professionnelles
  • Cas cliniques à interpréter : 2 sur le pelvis, 2 sur le sein

Etapes 2 & 3 présentielles (CHU Lapeyronie) :

2 journées 1/2 : 8h00 de cours + 9h00 d’ateliers

1er jour : IRM Pelvienne

8h30-8h45      Accueil + Introduction

8h45-9h15  Radio-anatomie pelvienne  

Objectifs opérationnels :

    • Nommer les éléments anatomiques fondamentaux composant la cavité pelvienne.
    • Enumérer les moyens anatomiques de fixité de l’utérus.
    • Citer les noms des muscles composant la couche profonde du plancher pelvien.
    • Déterminer l’aspect et le signal normal en IRM de l’utérus, la trompe, les ovaires, le vagin, la vessie, la filière recto-anale et le plancher pelvien musculaire.
    • Identifier les structures anatomiques jouant un rôle majeur dans la détection de certaines pathologies.

Résumé :

Interpréter un examen d’IRM pelvienne nécessite des connaissances anatomiques robustes afin de différencier les aspects normaux des différents organes des aspects pathologiques.
Au travers de coupes IRM légendées, les aspects normaux et variantes de la normale des différentes structures anatomiques sont abordés. Les éléments anatomiques essentiels dans l’exploration pathologique sont mis en exergue.

9h15-9h45  Pathologies malignes de l’utérus (cancer du col et du corps)

Objectifs opérationnels et de compétence théoriques et pratiques :

    • Connaître les facteurs de risque spécifiques aux cancers du col et du corps de l’utérus.
    • Souligner le rôle du dépistage, ses avantages et limites, dans la prévention du cancer du col de l’utérus.
    • Citer les principaux types histologiques de cancer du col et du corps.
    • Expliquer les déterminants de la prise en charge thérapeutique.
    • Déterminer les indications de la réalisation d’une IRM pelvienne dans le cadre des pathologies malignes de l’utérus.
    • Définir le protocole IRM adéquat pour un bilan d’extension optimal du cancer du col et du corps.
    • Discuter l’apport des séquences de diffusion dans le cancer du col et du corps de l’utérus.
    • Rappeler la classification pronostique FIGO des cancers du col et du corps de l’utérus.
    • Rédiger un compte-rendu pertinent selon les recommandations actuelles (SFR-SIFEM) en y intégrant les éléments fondamentaux de la classification FIGO.

Résumé :

Le cancer du col de l’utérus est un problème de Santé Publique, atteignant souvent les femmes jeunes et bénéficiant d’un dépistage individuel en France sous la forme d’un frottis cervico-vaginal à réaliser tous les 3 ans. L’IRM fait partie du bilan d’extension indispensable avant décision thérapeutique en cas de carcinome invasif prouvé lors de la biopsie cervicale.
Elle doit être réalisée avec un balisage vaginal, l’injection de gadolinium n’est pas indispensable.
L’extension de la lésion déterminée en IRM conditionnera la prise en charge thérapeutique.
Le statut ganglionnaire pelvien doit être analysé. Les séquences de diffusion sont intéressantes pour apprécier la réponse tumorale après radiothérapie en distinguant fibrose inflammatoire de reliquat tumoral.
Le cancer du corps de l’utérus est une pathologie de la femme ménopausée. L’IRM ne doit être réalisée que dans un objectif de bilan d’extension et non pas en détection. A la différence du cancer du col, l’injection de gadolinium est indispensable afin d’apprécier notamment l’extension en profondeur du myomètre qui conditionnera la réalisation d’un curage ganglionnaire pelvien. Les cartographies ADC permettent également de bien apprécier l’extension au myomètre.
Le pronostic est en général très bon.

9h45-10h30  Atelier pratique : cancer col et endomètre

Les participants, par groupe de 2 par console, analysent et interprètent 8 dossiers d’IRM pelvienne réalisées pour bilan d’extension d’un cancer du col ou du corps. La correction orale centralisée et détaillée de chaque cas insiste sur les éléments indispensables spécifiques à chaque cancer devant figurer dans le compte-rendu (avec expression du stade FIGO IRM dans la conclusion). Questions et échanges sur les pratiques interactifs au cours de la session.

10h30-10h45  Pause

10h45-11h30 Stratégie diagnostique devant une masse ovarienne

Objectifs de connaissance et de compétence théoriques et pratiques :

    • Connaître les 3 grandes classes histologiques de tumeur ovarienne.
    • Enumérer les répartitions des différentes tumeurs ovariennes en fonction de l’âge de la patiente.
    • Discuter le rôle et les performances diagnostiques des marqueurs tumoraux de tumeur ovarienne (CA125, inhibine, AMH, HCG, αFP, ACE…).
    • Effectuer un protocole d’exploration IRM adéquat à l’analyse de la masse pelvienne.
    • Discuter les performances de l’IRM pelvienne dans la caractérisation des masses pelviennes.
    • Distinguer l’origine ovarienne ou pas de la masse pelvienne.
    • Citer la gamme étiologique de masse non ovarienne.
    • Analyser le signal de la masse ovarienne pour différencier masse bénigne vs. maligne.
    • Identifier l’existence d’une composante tissulaire dans la masse.
    • Préciser si la composante tissulaire est à type de végétation.
    • Utiliser les séquences avancées de perfusion/diffusion à bon escient.
    • Conclure sur le caractère bénin ou malin de la masse et le notifier dans le compte-rendu.
    • Appréhender les grandes orientations thérapeutiques des masses annexielles.

Résumé :

L’IRM pelvienne est l’examen de choix dans l’exploration d’une masse annexielle complexe détectée initialement en échographie, avec des performances diagnostiques supérieures à celles clinico-biologiques pour établir un diagnostic de malignité/bénignité. Elle permet d’établir un diagnostic d’organe (ovarien, utérin, tubaire…), de caractériser la lésion et d’en faire le bilan d’extension local en cas de malignité. Les tumeurs épithéliales constituent le type histologique le plus fréquent. La présence de végétations au sein d’une masse est pathognomonique de ce type lésionnel. Les tumeurs germinales, au 1er rang desquelles le tératome mature, sont l’apanage de la femme jeune. Les tumeurs du stroma et des cordons sexuels sont plutôt rencontrées en péri ménopause. Une masse ovarienne avec une composante en hyposignal T2 et en hyposignal b1000 est bénigne.
Les séquences de perfusion augmentent les performances diagnostiques de malignité/bénignité en cas de portion tissulaire en signal intermédiaire T2. Le compte-rendu doit préciser le caractère bénin ou malin de la masse afin de déterminer la voie d’abord et le type de chirurgie.

11h30-12h30  Atelier pratique : masse ovarienne 

Les participants, par groupe de 2 par console, analysent et interprètent 8 dossiers d’IRM pelvienne réalisées pour caractérisation d’une masse annexielle complexe. La correction orale centralisée et détaillée de chaque cas insiste sur le raisonnement diagnostique basé sur l’analyse d’organe (déterminer de quel organe dépend la masse) et sur l’analyse du signal (analyse du signal T1 et recherche d’une portion tissulaire). Questions et échanges sur les pratiques interactifs au cours de la session.

12h30-14h15 Pause repas (pris en commun)

14h15-14h45  Endométriose  

Objectifs opérationnels et de compétence théoriques et pratiques :

    • Rappeler la physiopathologie et la présentation clinique des lésions d’endométriose pelvienne.
    • Définir le protocole d’IRM adéquat à l’exploration de cette pathologie.
    • Reconnaître l’aspect des différentes lésions d’endométriose profonde en IRM.
    • Etablir la cartographie précise des lésions d’endométriose profonde.
    • Préciser la stratégie thérapeutique et l’impact thérapeutique des différentes localisations d’endométriose.
    • Structurer son compte-rendu afin qu’il soit exhaustif et pertinent.

Résumé :

L’endométriose est une pathologie fréquente responsable d’infertilité et de douleurs pelviennes chroniques. Alors que les lésions d’endométriose superficielle sont détectées par la coelioscopie, le dépistage et la cartographie des lésions d’endométriose profonde sont l’apanage de l’IRM pelvienne. Le balisage rectal et vaginal permet de mieux appréhender l’intégrité des structures digestives et des culs de sac vaginaux postérieurs, respectivement. L’injection de gadolinium n’est pas indispensable pour le bilan lésionnel. La thérapeutique sera déterminée sur un faisceau d’arguments cliniques (désir de grossesse, symptômes invalidants, statut hormonal…) et d’imagerie (localisations à risque, profondeur de l’extension des lésions…).

14h45-15h45  Atelier pratique : endométriose 

Les participants, par groupe de 2 par console, analysent et interprètent 8 dossiers d’IRM pelvienne réalisées pour suspicion et/ou bilan d’endométriose avec correction orale centralisée et détaillée de chaque cas. L’objectif est de dépister l’ensemble des localisations endométriosiques en insistant sur les conséquences thérapeutiques de ces atteintes.
Questions et échanges sur les pratiques interactifs au cours de la session.

15h45-16h05 Ovaire fonctionnel 

Objectifs de connaissance et de compétence théoriques et pratiques :

    • Rappeler les bases endocrinologiques du fonctionnement hormonal féminin.
    • Définir les aspects normaux des ovaires en IRM.
    • Connaître la définition d’un kyste ovarien.
    • Décrire la séméiologie des ovaires micropolykystiques.
    • Reconnaître l’aspect des ovaires macrokystiques.
    • Différencier un kyste organique d‘un kyste fonctionnel en IRM.
    • Conclure sur le suivi à apporter (examens supplémentaires et/ou consultation spécialisée et/ou suivi en imagerie) devant la découverte d’une pathologie ovarienne d’allure fonctionnelle.

Résumé :

L’aspect normal en IRM des ovaires dépend du statut hormonal, de la période du cycle, des traitements, et des antécédents gynécologiques notamment chirurgicaux. La définition d’un syndrome des ovaires micropolykystiques repose sur un faisceau d’arguments clinique, biologique et d’imagerie (Rotterdam 2003).
Le diagnostic ne doit être que suspecté en imagerie devant un ovaire augmenté de volume (>10ml) et/ou avec un nombre de follicules/ovaire supérieur à 12 (follicules entre 4 et 9 mm). On parle de kyste ovarien devant toute masse liquidienne de taille > 3 cm chez une patiente en activité hormonale et > 1 cm chez la patiente ménopausée. Un kyste fonctionnel survient en général en 2eme partie de cycle, il ne possède pas de portion tissulaire et doit être recontrôlé à 2-3 mois pour s’assurer de sa régression.

16h05-16h30 Pathologie bénigne de l’utérus 

Objectifs de connaissance et de compétence théoriques et pratiques :

    • Connaître la gamme diagnostique devant une anomalie de signal du myomètre.
    • Réaliser le protocole adéquat d’IRM adapté à la cartographie des myomes utérins.
    • Identifier les anomalies de signal correspondant à des contractions utérines.
    • Citer les possibilités techniques permettant de s’affranchir des contractions utérines.
    • Reconnaître les signes d’adénomyose utérine en IRM.
    • Utiliser la classification FIGO 2011 pour la cartographie des myomes utérins.
    • Déterminer le caractère remanié ou pas d’un myome utérin.
    • Discuter la valeur ajoutée des séquences de diffusion pour différencier un myome d’un sarcome.
    • Rappeler les principes thérapeutiques de la prise en charge des myomes utérins.
    • Connaître la place des techniques de radiologie interventionnelle et des nouveaux traitements médicamenteux dans le traitement des myomes.

Résumé :

Le myomètre est souvent le siège de contractions utérines physiologiques en hyposignal T2 ne devant pas être confondues avec des anomalies pathologiques. La réalisation de l’IRM en 1ere partie de cycle, l’utilisation d’antispasmodique, et/ou la réalisation de séquences T2 très rapides permettent de limiter les erreurs d’interprétation. Le diagnostic d’adénomyose utérine doit être posé en présence de cryptes en hypersignal T1 et/ou T2 au sein de la zone jonctionnelle. Toute cartographie pré opératoire de myomes utérins doit déterminer le nombre, la taille et la topographie des myomes rapportée selon la classification FIGO 2011, leur caractère remanié ou pas, et l’épaisseur de myomètre intègre en périphérie.
La valeur d’ADC permet de différencier un myome d’un éventuel sarcome.
Le choix des traitements (chirurgie, radiologique interventionnel, médicamenteux, symptomatique…) repose un faisceau d’arguments cliniques et d’imagerie.

16h30-16h45  Pause

16h45-18h00  Atelier pratique : « melting pot »

Les participants, par groupe de 2 par console, analysent et interprètent 10 dossiers d’IRM pelvienne réalisées pour des indications diverses.
La correction orale centralisée et détaillée de chaque cas insiste sur l’analyse critique de la demande d’examen, sur le protocole d’IRM à réaliser et sur les éléments clés de l’interprétation devant figurer dans le compte-rendu.
Questions et échanges interactifs sur les pratiques au cours de la session.

2ème jour : IRM Mammaire

8h30-8h45      Accueil + Introduction

8h45-9h45      Indications de l’IRM mammaire en 2021

Objectifs opérationnels et de compétence théoriques et pratiques :

    • Rappeler les performances diagnostiques de l’IRM mammaire.
    • Déterminer la place de l’IRM mammaire dans la stratégie diagnostique sénologique.
    • Citer les bonnes indications d’IRM mammaire en 2021 validées par les recommandations en vigueur (EUSOMA).
    • Rappeler que l’IRM mammaire n’est pas indiquée à ce jour dans l’exploration des microcalcifications.
    • Rappeler que l’IRM mammaire n’est pas indiquée à ce jour dans la caractérisation d’une masse mammographique retrouvée en échographie.
    • Discuter les écarts observés entre les indications reconnues et la pratique clinique, en insistant sur les effets bénéfiques et délétères.

Résumé :

L’IRM mammaire est un examen extrêmement sensible pour le diagnostic de cancer du sein mais il souffre d’une mauvaise spécificité. Ainsi il ne doit être réalisé que dans des situations cliniques précises et pertinentes afin de limiter la découverte de rehaussements de caractérisation indéterminée qui vont engendrer des actes interventionnels et/ou surveillances inutiles avec un impact psychologique non négligeable. Selon les recommandations d’un groupe de travail européen (EUSOMA 2010) validées en France, l’IRM mammaire doit être réalisée dans des indications bien précises selon le contexte de détection, de caractérisation, d’extension ou de suivi thérapeutique, qui seront détaillées dans le cadre de ce cours.

9h45-10h45  Techniques IRM : protocoles, règles d’interprétation, artéfacts – Sein normal en IRM 

Objectifs opérationnels et de compétence théoriques et pratiques :

    • Expliquer le bon positionnement de la patiente au sein de l’antenne d’IRM.
    • Définir le protocole adéquat de réalisation d’une IRM mammaire.
    • Rappeler que les séquences T1 peuvent être réalisées avec ou sans suppression de graisse.
    • Rappeler que les séquences T2 sont des séquences morphologiques.
    • Discuter l’intérêt des séquences de diffusion et des séquences en haute résolution spatiale.
    • Décrire les différents types d’artéfacts en IRM mammaire.
    • Identifier la présence de ces artéfacts sur un examen.
    • Adapter son interprétation à la présence d’artéfacts.
    • Proposer une solution en cas d’artéfacts trop nombreux rendant l’examen peu contributif.

Résumé :

L’IRM mammaire est réalisée en procubitus avec des seins calés dans une antenne dédiée.
Il est important de prendre le temps de bien installer la patiente afin de limiter les artéfacts de mouvements (liés à un inconfort) ou de vibration (liés à un mauvais « calage » des seins au sein de l’antenne).
L’examen minimal comporte des séquences en T2, en T1 sans et avec injection de gadolinium avec acquisition dynamique toutes les minutes pendant 5 minutes et soustractions.
La séquence T1 peut être réalisée avec ou sans suppression de graisse. Les séquences de diffusion n’ont pas d’intérêt clinique à ce jour. Les séquences en haute résolution spatiale ont une valeur ajoutée en terme d’analyse morphologique lésionnelle. Les artéfacts liés à la technique peuvent être nombreux : artéfact de soustraction, artéfact de contraction des muscles pectoraux, artéfact métallique… et doivent être dépistés précocement afin de ne pas égarer l’interprétation. Le rehaussement matriciel de fond lié à l’imprégnation hormonale peut être réduit en réalisant les examens en 1ère partie de cycle et/ou en utilisant des traitements anti-décongestionnants.

10h45-11h00  Pause

11h00-11h30  BI-RADS en IRM mammaire 

Objectifs opérationnels et de compétence théoriques et pratiques :

    • Utiliser le lexique BI-RADS pour interpréter une IRM mammaire.
    • Analyser le rehaussement matriciel de fond.
    • Classer les rehaussements en utilisant les termes appropriés de masse, non masse et focus.
    • Proposer une classification de l’IRM mammaire selon les recommandations de l’ACR (American College of Radiology).
    • Définir une conduite à tenir au terme de l’examen IRM en fonction des anomalies dépistées.
    • Structurer son compte-rendu en utilisant la nomenclature du BI-RADS.

Résumé :

Le lexique BI-RADS (Breast Imaging Reporting and Data System) est un système de classement des images radiologiques recommandé pour le dépistage du cancer du sein, et permettant de proposer une conduite à tenir adaptée en fonction de ce classement de ACR 1 à ACR 5 selon la probabilité de malignité.
Elle comporte un lexique illustré indiquant les termes à utiliser pour décrire les images anormales, des conseils pour la rédaction du compte-rendu d’examen, une classification des images décrites et une conduite à tenir. Ainsi en IRM mammaire, la description du type de rehaussement matriciel de fond doit précéder l’analyse morphologique puis cinétique de chaque rehaussement en utilisant la nomenclature recommandée par la 5ème version du     BI-RADS publiée en 2013.

11h30-12h15  Atelier pratique : BIRADS

Les participants, par groupe de 2 par console, analysent et interprètent des dossiers d’IRM mammaire en ayant connaissance de l’indication de l’examen et en ayant accès parfois à l’ensemble du bilan mammo-échographique si nécessaire.
L’objectif de l’atelier est de se familiariser avec le lexique BI-RADS en interprétant chaque examen selon l’ordre et la nomenclature recommandés.
La correction orale centralisée et détaillée de chaque cas insiste sur les éléments indispensables devant figurer dans le compte-rendu (avec expression de la classification ACR dans la conclusion). Questions et échanges sur les pratiques interactifs au cours de la session.

12h15-14h15 Pause repas (pris en commun)

14h15-15h15  IRM et preuve histologique - IRM et prothèses 

Objectifs de connaissance et de compétence théoriques et pratiques :

    • Connaître les types de prothèses utilisées pour la reconstruction mammaire.
    • Définir les indications de l’IRM mammaire dans le cadre de l’analyse prothétique.
    • Reconnaître le type de prothèse en fonction de son aspect et de son signal en IRM.
    • Adapter son protocole d’IRM en fonction du type de prothèse.
    • Savoir interpréter les séquences dédiées à l’analyse du silicone.
    • Différencier les signes de rupture intra et extra capsulaires.
    • Identifier les complications nécessitant une reprise chirurgicale.
    • Citer les indications de macrobiopsies sous IRM.
    • Connaître la technique de réalisation d’une macrobiopsie sous IRM (matériel nécessaire, positionnement, durée, tarification)
    • Critiquer les résultats histologiques des macrobiopsies en fonction du signal IRM lésionnel.
    • Conclure sur la conduite à adopter en fonction des résultats histologiques obtenus.

Résumé :

Qu’elles soient implantées à visée esthétique ou post thérapeutique, les prothèses mammaires peuvent être de contenu aqueux ou siliconique. L’intégrité d’une prothèse siliconique nécessite l’ajout d’une séquence de type TIRM (inversion-récupération) permettant d’annuler le signal de l’eau et de la graisse, et autorisant une analyse optimale du silicone. Les signes de rupture intra capsulaire (goutte d’eau, linguin sign, trou de serrure…) ne nécessitent pas de reprise chirurgicale alors que la présence de siliconomes, traduisant une rupture extra capsulaire, impose une transplantectomie. La présence de silicone au sein de ganglions axillaires résulte d’un phénomène de perspiration ne nécessitant pas de thérapeutique ni de suivi particulier.
Les macrobiopsies sous IRM sont désormais de réalisation facile, réservées aux rehaussements classés ACR 4 ou ACR 5 en IRM sans traduction mammographique ni échographique ou avec une première biopsie percutanée non contributive. Le matériel est amagnétique, douze prélèvements au minimum doivent être réalisés pour une durée totale d’examen < 45 min. Il est indispensable de laisser un clip en place au niveau du site de prélèvement au décours du geste.

15h15-16h00  Atelier pratique + prothèses 

Les participants, par groupe de 2 par console, analysent et interprètent des dossiers d’IRM mammaire sélectionnés notamment pour leur intérêt lié à une reconstruction mammaire (prothèse, lambeau musculaire, oncoplastie…). L’objectif de l’atelier est de se familiariser avec le signal, l’aspect, la topographie et les complications des techniques de reconstructions mammaires, notamment par prothèse. La correction orale centralisée et détaillée de chaque cas insiste sur les éléments indispensables devant figurer dans le compte-rendu. Questions et échanges sur les pratiques interactifs au cours de la session.

16h00-16h15  Pause

16h15-17h00 Faux positifs et faux négatifs en IRM mammaire

Objectifs de connaissance et de compétence théoriques et pratiques :

    • Rappeler les performances de l’IRM en termes de faux positifs et faux négatifs pour le diagnostic de cancer du sein.
    • Connaître les causes où l’IRM peut manquer un cancer.
    • Différencier les erreurs de détection des erreurs d’interprétation ou de prise en charge.
    • Privilégier l’analyse morphologique sur l’analyse cinétique en présence d’un rehaussement afin de limiter les faux positifs.
    • Citer les diagnostics différentiels devant un rehaussement focal en IRM.
    • Conclure sur la conduite à tenir en fonction des rehaussements dépistés.

Résumé :

L’IRM n’a pas une sensibilité de 100 % pour le diagnostic de cancer du sein, Les cancers manqués en IRM se répartissent de façon approximativement égale en erreur de détection, erreur de caractérisation et erreur de prise en charge. Les erreurs de détection surviennent le plus souvent dans des seins présentant un rehaussement matriciel de fond, l’analyse de la séquence à 1 min est alors fondamentale. Les erreurs de caractérisation concernent surtout les rehaussements de type non masse et les erreurs de prise en charge des rehaussements vus en IRM, biopsiés sous échographie sans adéquation parfaite entre les sièges du rehaussement IRM et le siège du nodule échographique biopsié.
Dès lors, l’analyse du rehaussement doit être rigoureux avec la morphologie qui l’emporte sur la cinétique, la stabilité lésionnelle en taille toujours évaluée sur un recul suffisant de plusieurs années, et les résultats histologiques toujours critiqués en fonction de la séméiologie de la lésion.

17h00-17h45 Atelier pratique : Sein

Les participants, par groupe de 2 / console, analysent et interprètent des dossiers d’IRM mammaires issus d’une étude rétrospective menée dans notre service colligeant les cas de cancers manqués en IRM. L’objectif de l’atelier est de tirer des conclusions sur chaque dossier en analysant les causes des erreurs (détection, caractérisation, prise ne charge) et en proposant des solutions pour les éviter dans la pratique.
La correction orale centralisée et détaillée de chaque cas insiste sur les astuces pratiques pour éviter de manquer un cancer en IRM mammaire.
Questions et échanges sur les pratiques intéractifs au cours de la session.

3ème jour : IRM Mammaire 

8h45-9h15      Quizz  

9h15-11h30    Succession de 2 ateliers « Melting Pot » en IRM mammaire  

Les participants, par groupe de 2/3 par console, analysent et interprètent plusieurs dossiers d’IRM mammaires sélectionnés dans les mois précédents l’atelier pour leur caractère pédagogique, scientifique et/ou unique.
L’objectif de ces ateliers est de placer l’apprenant en situation réelle avec des dossiers issus de la pratique quotidienne, avec une correction orale centralisée et détaillée de chaque cas et une discussion ouverte aux expériences de chacun.
Questions et échanges interactifs sur les pratiques au cours de la session.

11h30-12h15  Corrections Quizz - Conclusions  

    • Corrections du Quizz fait en introduction
    • Questionnaire de satisfaction (à chaud) à remplir par chaque participant.
    • Remise des CD-roms contenant l’intégralité des supports de cours.

Etape 4 : Non présentielle (en ligne sur le site Imaios) :

Post-test : ≥ 2h00 / Questionnaires + Cas cliniques + Fiche évaluation

  • Questionnaire théorique (20 QCM)
  • Questionnaire d’évaluation des pratiques professionnelles
  • Cas cliniques à interpréter (2 pelvis + 2 sein)
  • Fiche évaluation globale de la formation

+ Analyse des pratiques (Temps non comptabilisé) (par mail à l’IMIM) :

  • Dans les 2 mois après la formation, évaluation des comptes rendus anonymisés, effectués en IRM pelvienne et mammaire pendant une semaine directement au cabinet de chaque participant et envoyés à l’organisme de DPC.
    Correction des comptes rendus selon une grille et retour avec commentaires.
  • Echanges avec le formateur, retour d’expérience (REX) sur les pratiques par mail.

 

Evaluation et suivi :

L'efficacité du programme sera jugée sur :

  • L'évolution des pratiques avant et après la formation par l'analyse des cas cliniques et l'exhaustivité et la pertinence du compte-rendu qui constitue l'aboutissement de la qualité du travail effectué par le radiologue
  • L'évolution des connaissances entre le début et la fin de l'étape cognitive par l'analyse comparative des réponses aux questionnaires (séries de QCM)
  • L'évaluation de la formation par chaque participant à la fin de l'étape présentielle (à chaud) et à la fin du post-test en ligne (à froid) par l'intermédiaire de deux questionnaires comportant un champ libre dédié à ses commentaires particuliers. Le participant peut également laisser un commentaire sur Linkedin ou faire une réclamation par mail à p-ferron@imim34.fr

Ces évaluations permettront de faire le bilan de la formation et d'apporter si nécessaire des ajustements ou modifications dans le but de répondre aux attentes des participants.

Elles seront toutes analysées et comptabilisées dans nos statistiques.

 

 

Lieu de la formation :

Département d'Imagerie Médicale - Hôpital Lapeyronie
371, avenue du Doyen Gaston Giraud - 34295 Montpellier cedex 5

Parking payant

Voir plan d'accès à l'hôpital Lapeyronie

 

Accessibilité aux personnes en situation de handicap :

Nous accueillons tout type de public et sans distinction.
Cependant, si vous êtes en situation de handicap, vous pouvez avoir besoin d'un accompagnement spécifique ou d'une aide adaptée.
Afin d'organiser votre venue dans les meilleures conditions et de nous assurer que les moyens de la prestation de formation peuvent être adaptés
à vos besoins spécifiques, vous pouvez nous contacter au 04 67 61 15 05.